Les médicaments externes

  • Voie oculaire :

–          Siefs  ou collyres : ces médicaments se présentaient généralement au Moyen-Age sous la forme de poudres fines que l’on insufflait dans les yeux (via de petits tuyaux). Beaucoup d’entre elles contenaient des substances minérales irritantes et nocives, et c’est pourquoi les apothicaires y ajoutaient de l’opium. Ces médicaments étaient assez peu utilisés au Moyen-Age, et ce n’est qu’à partir du XVIe siècle que les collyres suscitent l’intérêt des médecins.

 D’autres médicaments qui prenaient la forme de pommades ou d’eaux, soignaient les maladies ophtalmologiques.

Les médicaments externes devaient traiter les plaies: fractures, brûlures, coupures…

  •  Voie cutanée :

–          Emplâtres : généralement durs, on les enveloppait dans des étoffes de cuir ou de toile que l’on posait ensuite sur les blessures. Les emplâtres étaient composés de matières végétales ou minérales,  de poudres ou de liquides (ce sont alors des cataplasmes).

–          Cérats: ce sont des sortes de pommades à base de cire et d’huile que l’on appliquait sur la peau par un massage.

–          Onguents : de consistance molle, ils sont préparés à partir d’huiles, de graisse animale, de cire, de poudres… Appliqués sur la peau (comme les cérats, par la friction), ils la pénètrent en se liquéfiant. Leur utilisation ne se réduisait pas au traitement des plaies; traitement des troubles mentaux, aménorrhée, stérilité…

–          Epithèmes : de forme liquide. Ce sont des médicaments composés d’huiles distillées et de poudres dont on imbibait un tissu. Comme les emplâtres, ils étaient posés sur la partie du corps que l’on souhait traiter (généralement, à l’emplacement du cœur, de l’estomac ou du foie).

–          Fomentations : ce sont des décoctions faites à partir de lait, d’alcool, de vinaigre, d’eau… que l’on appliquait via des éponges sur le corps. Elles étaient particulièrement indiquées pour le traitement des organes profonds.

Ce sont les principaux médicaments utilisés pour soigner de façon externe le corps humain. Il y en a cependant plusieurs autres ; frontaux (bandages humectés qui enserraient les tempes et le front), écussons (même chose que les frontaux, mais ces médicaments étaient appliqués sur l’estomac ou le foie), bains (avec infusion d’aromates), huiles, onctions, poudres (utilisées également en cosmétique), sparadraps (toiles adhésives)…

Les médicaments internes étaient généralement élaborés par les apothicaires (voire par les médecins), de même que les médicaments externes. Cependant, le rôle des apothicaires devait se limiter à la fabrication. Le médecin ou le chirurgien se chargeaient de leur application. N’ayant pas toujours la possibilité de recourir aux services d’un apothicaire, ces derniers n’hésitaient pas à les fabriquer eux-mêmes. Beaucoup de livres de chirurgie (comme la Grande chirurgie de Guy de Chauliac) contiennent des recettes de médicaments.

Les médicaments internes, c’est ici et ici!

Image: manuscrit de la BnF. Ms Français 239, fol. 102 v. Boccace, Decameron, XVème siècle.

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