Poids et mesures pharmaceutiques

Plusieurs types de poids étaient employés par les apothicaires, et il faut distinguer les poids commerciaux (employés par les marchands en général) des poids médicinaux (dont on trouve la mention dans les livres de pharmacie, par exemple). Jusqu’au XVIIIe siècle les valeurs des premiers pouvaient être très différents selon les commerçants, les villes, les provinces, les pays, les époques… Contrairement aux poids commerciaux, les poids médicinaux ont connu moins d’évolution.

 Dans son livre de pharmacie L’ Enchirid ou Manipul des miropoles, l’apothicaire Michel Dusseau explique l’un des systèmes de poids et mesures utilisés par les apothicaires français du XVIe siècle.

Le scrupule ou gramme (℈) représente l’unité de base, fondée sur le poids de vingt grains de froment. Trois scrupules formaient une drachme (ou gros). Deux systèmes de mesure pouvaient être ensuite employés: le système dit « arabe » comptait neuf drachmes pour former une once, alors que huit drachmes composaient une once selon le système antique. Douze onces constituaient une livre (équivalent à 560 grammes).

 Pour faire plus simple :

20 grains = 1 scrupule/gramme

3 scrupules = 1 drachme

9 drachmes = 1 once (modèle arabe)

8 drachmes = 1 once (modèle antique)

12 onces = 1 livre

 L’aureus, le solidus et l’exagium formaient une drachme et demie chacun. Le sextarius était divisé en un Grand Septier (le seizième d’un muid de vin. Muid : mesure de capacité), un Moyen Septier (le trente-deuxième du muid), le Petit Septier (valant deux livres et demie) et un plus petit équivalent à vingt onces.

 La valeur de la mine variait : certains marchands la prenaient entre neuf et douze onces, alors que selon le système antique, elle en valait seize.
Pour les petites mesures, le manipul (ce que peut contenir une main) et le pugille (ce qui peut tenir entre trois doigts fermés de la main) étaient employés.

Pour aller un peu plus loin, voir l’article de la SHP.

Image: manuscrit de la BnF. Ms Latin 9333, fol. 91. Ibn Butlân, Taqwim es siha (Tacuinum sanitatis), XVe siècle.

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